Consommation

La sensibilité à la température et la modification des usages impactent la consommation

Une pointe de consommation assez faible

La consommation d’électricité atteint un pic le lundi 18 janvier 2016 à 19h avec une puissance de 88,6 GW. Cette pointe est relativement basse en raison de la douceur du début d’année.

Le minimum de consommation, observé le dimanche 7 août 2016, atteint 30,6 GW.

Pourquoi des pics et des creux de consommation ?

La consommation française dépend fortement de la saison, du jour et de l’heure.

En hiver, l’utilisation du chauffage électrique entraîne une consommation plus importante qu’en été.
De même, l’activité de la population engendre une consommation plus élevée en semaine que le week-end.
Au cours de la journée, les usages de type éclairage et cuisson qui interviennent notamment le soir, lorsque les français rentrent chez eux, sont à l’origine du pic observé aux alentours de 19h.

En hiver, la consommation augmente de 2 400 MW par degré perdu

La consommation d’électricité en France dépend fortement de la température, notamment pendant les mois d’hiver en raison du parc important de chauffages électriques.

Pour établir les chiffres de consommation corrigée de l’aléa de température, RTE utilise un modèle qui vise à séparer la consommation en une part thermosensible et une part non thermosensible. La composante thermosensible de la consommation impose sa forme à la consommation totale.

Cette sensibilité à la température de la consommation d’électricité est variable au cours de la journée. Elle est estimée en moyenne à environ 2 400 MW par degré Celsius en hiver.

La modification des usages tend à réduire la thermosensibilité de la consommation

Le type de chauffage installé dans les logements neufs peut fortement modifier la thermosensibilité. Depuis la règlementation thermique de l’année 2012, la part de chauffage électrique à effet Joule est divisé par trois dans le neuf par rapport à 2008. Cela est de nature à modérer la thermosensibilité dans le futur. Cependant, les logements neufs ne représentant qu’une très faible partie du parc de logements (environ 1%), cette évolution ne peut être visible qu’à long terme.

Outre le chauffage (de base ou d’appoint), d’autres usages contribuent, dans une moindre mesure, à modifier la part thermosensible de la consommation d’électricité, comme la production de l’eau chaude sanitaire, la cuisson ou la production de froid.

L’efficacité énergétique : une consommation domestique moins énergivore

Les appareils domestiques sont de plus en plus performants. Même si cette efficacité ne réduit pas la thermosensibilité française, elle est source d’économie sur la facture énergétique des ménages.

La consommation annuelle moyenne d’un ménage pour les usages domestiques est estimée à 2 600 kWh en 2015. Cette consommation serait divisée par deux pour un ménage qui ne compterait que des équipements performants (classe A+++).

Etiquette conso domestique BP designee

Consultez le Bilan prévisionnel de RTE

Les prévisions de consommation ainsi que les évolutions liées aux usages sont détaillées dans le Bilan prévisionnel 2016