Consommation

La consommation se stabilise

Consommation brute : une légère hausse liée aux températures

La consommation brute s’établit à près de 483 TWh en 2016, soit 1,5% de plus que l’année précédente. La température moyenne de 2016 a été plus basse (-0,8°C par rapport à 2015) ce qui explique en partie la hausse observée.

Pourquoi corriger la consommation brute ?

Pour mieux observer les évolutions structurelles

Lorsqu’il fait très froid, de l’électricité est consommée pour se chauffer. A l’inverse lorsqu’il fait très chaud, de l’électricité est consommée pour se rafraichir. Pour mieux observer les évolutions structurelles d’une année à l’autre, la consommation d’électricité est corrigée de « l’aléa météorologique ». La demande d’électricité correspond alors à la demande qui aurait été observée si les températures avaient été les températures de référence.

D’autres éléments peuvent être corrigés. Par exemple, l’année 2016 comportait un jour de plus en février par rapport à l’année précédente. Pour s’affranchir de cet effet calendaire, la consommation est corrigée de façon à ne compter que 365 jours.

Consommation corrigée : dans la continuité des 6 dernières années

Hors secteur de l’énergie, la consommation corrigée est stable. Elle atteint 473 TWh en 2016. La tendance à la stabilisation globale de la consommation annuelle d’électricité est constatée pour la sixième année consécutive en France.

La stabilisation observée s’inscrit dans une dynamique plus globale de ralentissement progressif de la croissance de la demande.

Les principaux facteurs structurels sont l’évolution de la croissance économique, la modification du tissu industriel français, la tertiarisation des activités économiques et les effets de la maîtrise de la consommation.

A noter: l’étude de la consommation corrigée nécessite d’exclure du périmètre le secteur de l’énergie, ce dernier étant fortement impacté en 2012 par le changement de procédé d’enrichissement de l’uranium, entrainant une forte réduction de consommation.