Marchés

Le solde des échanges français est moins exportateur en fin d’année

Bilan des échanges contractuels en 2016

France

Export :

71,7 TWh

Import :

32,6 TWh

Solde :

39,1 TWh

Grande-Bretagne

Export :

12,7 TWh

Import :

2,7 TWh

CWE

Export :

10,6 TWh

Import :

15,9 TWh

Suisse

Export :

17,4 TWh

Import :

7,3 TWh

Italie

Export :

17,7 TWh

Import :

1,2 TWh

Espagne

Export :

13,3 TWh

Import :

5,5 TWh


Le solde des échanges français s’établit à 39,1 TWh avec 71,7 TWh d’export et 32,6 TWh d’import. C’est le solde le plus bas depuis 2010 avec une chute des exports tout au long du second semestre. Le solde des échanges français est même très légèrement importateur en moyenne sur un mois en décembre, ce qui n’était pas arrivé depuis février 2012. Au cours de ce mois, la France affiche un solde importateur vis-à-vis de la région CWE et de la Grande-Bretagne.

Le solde exportateur français atteint toutefois un nouveau record le dimanche 31 janvier de 17h à 18h à 15,9 GW.

Quelle est la différence entre les échanges physiques et contractuels ?

Les échanges contractuels entre deux pays sont le résultat de transactions commerciales entre les acteurs de marché. Les échanges physiques rendent compte quant à eux des flux d’électricité qui transitent réellement sur les lignes d’interconnexion reliant directement les pays.
Ainsi sur la frontière France – Suisse, un programme commercial importateur peut être « contrebalancé » par des exports importants destinés à l’Italie, mais qui d’un point de vue physique vont transiter en partie de la France vers la Suisse.
Pour un pays donné, le bilan des échanges physiques sur l’ensemble de ses frontières et le bilan des échanges contractuels avec l’ensemble de ses voisins sont identiques.

Augmentation du nombre de jours importateurs

La France est en situation d’import sur 1198 pas horaires, répartis sur 110 journées. Elle est importatrice nette en énergie sur 46 journées, au plus haut depuis 2010. Ces journées importatrices en énergie sont quasiment toutes observées au dernier trimestre, lorsque la consommation augmente alors que la disponibilité du parc nucléaire français reste très limitée.