Réseau de transport

Liaisons neuves et renouvelées

Tensions 400 kV et 225 kV

Aérien
En 2016, RTE a procédé au renouvellement de 226 km de conducteurs aériens pour les tensions 400 kV et 225 kV, dont une très grande partie concerne deux projets dans les régions Occitanie et Grand Est : la réhabilitation de la liaison 225 kV Barbuise – Creney, dans l’Aude, dont les conducteurs arrivaient en fin de vie, ainsi que la mise en service de la nouvelle liaison 400 kV Lonny – Seuil – Vesle.

Souterrain
Cette année, 66 km de nouvelles liaisons souterraines ont été mises en exploitation en 225 kV. Il s’agit notamment de la mise en service de la liaison 225 kV Blocaux – Limeux, dans la Somme, pour sécuriser l’alimentation électrique d’Amiens et permettre l’accueil de production éolienne. Notons également la mise en conduite des deux liaisons 225 kV Oudon – Le Pertre, en Bretagne, dans le cadre de l’alimentation électrique de la ligne à grande vitesse Bretagne-Pays de la Loire. Enfin, la liaison 225 kV  Bruges – Le Marquis mise en service en début d’année permet de sécuriser et de renforcer l’alimentation électrique de l’agglomération de Bordeaux.

Tensions 63 kV et 90 kV

Souterrain
La longueur des câbles souterrains en tensions 63 kV et 90 kV augmente en 2016, avec 369 km de nouvelles liaisons mises en exploitation. RTE a procédé en particulier à la mise en service de :

  • la liaison 90 kV Avellin – Orchies, dans le Nord (sécurisation de l’alimentation électrique de Lille),
  • la liaison 90 kV Champdeniers-Saint-Denis – Niort, dans les Deux-Sèvres (raccordement d’un client distributeur),
  • la liaison 63 kV Moirans – Vinay, dans l’Isère (renforcement de l’alimentation électrique du Sud-Grésivaudan),
  • la liaison 63 kV Kembs – Waldighoffen, dans le Haut-Rhin (restructuration du réseau),
  • la liaison 63 kV Rumengol – Saint-Coulitz, dans le Finistère (restructuration du réseau)

Le taux de mise en souterrain des nouveaux ouvrages construits en tension 63 kV et 90 kV reste stable avec 99% en 2016 et une moyenne de 96% sur les trois dernières années (période 2014 – 2016).

Aérien
Dans un but de sécurisation du réseau électrique, certains ouvrages aériens de tension 63 kV et 90 kV ont fait l’objet de travaux de renouvellement des conducteurs pour un total de 142 km. Par exemple le renouvellement des liaisons 90 kV Mauriac – La Mole dans le Cantal, Bois-Renaud – Juine dans l’Essonne et Dambrion – Tivernon dans le Loiret.

Par ailleurs, seulement 2 km de circuits neufs ont été mis en service au cours de cette année.

Liaisons aériennes et souterraines : deux technologies complémentaires

Le développement du réseau de transport d’électricité s’appuie sur des solutions variées, tenant compte de critères tech­niques, économiques, environnementaux et sociétaux. Elles se divisent en deux familles : les techniques de liaisons aériennes ou sou­terraines.

RTE s’est engagé dans le Contrat de Service Public à ne pas augmenter le linéaire aérien (les déposes compensant les créations) et à réa­liser a minima 30% des nouvelles liaisons en technique souterraine.

La différence de coûts d’investissement entre aérien et souterrain dé­pend du niveau de tension : ils sont équi­valents pour les ouvrages 63 et 90 kV, mais en tension 225 kV ceux du souterrain sont environ deux fois plus élevés que l’aérien, et huit fois plus élevés en tension 400 kV (*).

Aujourd’hui le réseau est souterrain à :

  • 7% en 63/90 kV,
  • 5% en 225 kV
  • de façon négligeable en 400 kV.

 

(*) En 400 kV alternatif, les câbles souterrains sont très onéreux et il est nécessaire de construire tous les 20 km des postes pour compenser l’effet capacitif des câbles. A ce niveau de tension, la technologie à courant continu souterraine peut être envisagée. Elle présente un coût équivalent à une ligne aérienne en alternatif mais la capacité de transit est de 3 à 5 fois moindre.

 

Source : Schéma Décennal du Développement du Réseau 2016